Hello !

Aujourd’hui je m’adresse à vous mesdames et je vous parle à la fois santé, économie et écologie, avec une alternative aux serviettes hygiéniques et aux tampons.

  • Quel dégâts sur l’environnement, provoquent les protections hygiéniques jetables ?
  • Quels risques pour la santé engendre les protections hygiéniques jetables ?
  • et niveau budget ?
  • Pour remplacer les tampons : la CUP ou coupe menstruelle.
  • Pour remplacer les serviettes hygiéniques jetables : Serviettes hygiéniques lavables ou culottes menstruelles.
  • Quelques sites pour se procurer Cup et/ou Serviettes hygiéniques lavables et/ou culottes menstruelles
https://www.planetoscope.com/widget.php?id=1598&f=7

Quel dégâts sur l’environnement, provoquent les protections hygiéniques jetables ?

Il est encore difficile aujourd’hui de connaitre la composition exacte des serviettes et tampons jetables. Malgré tout, grâce à différentes enquêtes, notamment par 60 millions de consommateurs, nous connaissons maintenant une partie de leur compositions.

Tout d’abord, partons de ce que l’on peut voir directement : Les serviettes et tampons sont pour la plus part emballés dans des sachets plastiques individuels non recyclables : 1er déchet.

Ensuite, une serviette hygiénique est composé :

  • d’un voile de surface (au contact du corps), parfois en coton (souvent non bio donc pesticide), souvent en polypropylène. Le polypropylène est recyclable s’il n’est pas souillé (compliqué pour une serviette hygiénique) et s’il n’est pas associé à d’autres matières non recyclables (la encore, compliqué pour une serviette hygiénique). Recyclable ou non, il reste un produit issue de la pétrochimie.
  • d’un cœur absorbant. La matière de ce cœur absorbant est variable d’une marque à l’autre. On retrouve des « mélanges de pâtes », des « polymères », de la cellulose associée à du polyéthylène, du polyester … et souvent un super-absorbant dont je n’ai pas trouvé la composition mais qui est très probablement chimique. Ces indications restent toujours très vagues et varient d’une marque à l’autre. Dans la plus part des cas il s’agit de matériaux chimiques non recyclables.
  • d’une couche inférieure au contact de la lingerie. La encore les matières varient selon les marques : film en polyéthylène, polypropylène et papier siliconé, fibres synthétiques en polyoléfine… Du plastique , toujours du plastique.
  • d’un adhésif : souvent un mélange de différents polymères et de résines synthétiques
  • parfois de parfums, dont la composition est souvent non communiquée
  • d’encres pour le visuel, dont la composition est également rarement communiquée

Un tampon est composé généralement :

  • d’un Applicateur : carton composé de papier enroulé sur lui-même ou plastique
  • de Fibres absorbantes souvent en viscose
  • d’un voile au contact du corps en polyéthylène ou polyesther
  • d’un cordon de retrait généralement en coton (non bio =pesticide) ou polypropylène
  • d’un fil d’ancrage du cordon en polyester enveloppé de coton ou polyester
  • d’un parfum dont la encore la composition est bien souvent non communiquée

Tampons et serviettes sont pour la plus part (hors marque réellement bio, rare et cher) blanchis au chlore, entrainant des pollutions aux dioxines.

Ces protections périodiques jetables sont le plus souvent incinérées mais aussi enfouies sur des sites de déchets. Elles mettent 500 ans à se dégrader et sont une source microbienne. Les tampons et les applicateurs sont souvent jetés dans les toilettes. Ils se retrouvent dans les océans et posent de nombreux problèmes aux poissons et aux mammifères aquatiques.

En partant sur une moyenne de règles 12 fois par an, durant 40 ans et que l’on change de protection au minimum 3 fois par jour durant 4 jours chaque mois, cela revient à plus de 5700 protections hygiéniques utilisées par une seule personne au cours de sa vie ! Uniquement pour la France, environ seize millions de femmes sont en âge d’avoir des règles (source) , cela représente en moyenne 2 304 000 000 tampons et serviettes jetées en un an dans un seul pays.

On ne peut pas le nier, la production et l’utilisation de protections hygiénique représente une très importante source de pollution.

Quels risques pour la santé engendre les protections hygiéniques jetables ?

En 2018, l’ANSES réalise un rapport de 216 pages qui indique qu’il y a bien des substances chimiques préoccupantes dans ces produits comme des pesticides dont certains sont interdits en Europe : du Glyphosate, des phtalates qui sont des perturbateurs endocriniens et auraient un impact sur la fertilité, des dioxines…. sans parler des matières absorbantes chimiques de composition inconnu et le chlore pour le blanchiment. Cependant l’ANSES déclare que ces substances ne représentent pas de risque pour la santé ( je peux faire un commentaire ? : « Mais bien sur ! »)

Les protections hygiéniques sont en contact direct avec l’appareil génital féminin : la vulve, le vagin. Ce sont des muqueuses dont le rôle est l’échange, dans un sens comme dans l’autre entre le corps et le milieu extérieur. Pour être clair, le corps absorbe forcément une partie de ces substances.

Si ces molécules cancérigènes, perturbatrices endocriniennes etc, ne sont présentent qu’en petite quantité dans les protections hygiéniques, il faut savoir qu’il y a des perturbateurs endocriniens dans ce qu’on mange, ce qu’on boit, ce qu’on respire, dans nos produits cosmétiques et ménagers… Bref, on retrouve partout ou presque et on peut redouter un effet cocktail, sans en connaître les conséquences à long terme sur la santé.

Les protections hygiéniques entrainent également des irritations et des allergies.

Le tampon engendre également une absorption accrue des fluides corporels la ou il ne devrait y avoir qu’un écoulement, pouvant provoquer sur le long terme des sécheresses intimes.

Il y a également le syndrome du choc toxique (la cup présente le même risque) : Le staphylocoque doré est une bactérie qui peut être présente dans notre corps sans être dangereuse. Mais elle peut le devenir si elle est présente dans le vagin et qu’on porte trop longtemps un tampon. La bactérie n’est pas évacuée et prolifère, elle dégage alors une toxine qui passe dans le sang et provoque le choc toxique.

Et niveau budget ?

En moyenne les premières règles apparaissent entre 11 et 14 ans jusqu’à la ménopause qui survient entre 45 et 55 ans soit 39 ans dans la vie d’une femme. Avec un cycle qui se répète tous les 28 jours environ, les règles surviennent en moyenne 500 fois dans une vie. Le calcul est simple : nombre d’années de règles x budget moyen annuel = budget estimé des protections hygiéniques. Un coût important estimé à environ 18 500 livres sterling soit 23 000 euros au taux de change de l’année selon une étude britannique de 2015. La BBC a mis en ligne un compteur qui permet d’estimer le coût des dépenses effectuées en protections hygiéniques.

Pour remplacer les tampons : la CUP ou coupe menstruelle.

  • La coupe menstruelle se positionne dans le vagin et recueille le flux menstruel sans assécher la flore vaginale, puisqu’elle n’absorbe pas le sang comme le fait un tampon.
  • Elle doit être vidée toutes les 8h et nettoyée avec précaution avant d’être ré-utilisée.
  • Elle ressemble à un petit entonnoir doté généralement à son extrémité d’une tige pour l’attraper et la retirer plus facilement. Sa matière est la plupart du temps en silicone et validée par le corps médical.
  • Elle mesure entre 40 et 60 millimètres selon la marque choisie, la taille (spéciale sport, classique ou adaptée au femme ayant déjà eu un enfant) et la longueur de la tige.

Pour remplacer les serviettes hygiéniques jetables : Serviettes hygiéniques lavables ou culottes menstruelles.

Pour remplacer les serviettes hygiéniques jetables il existe deux alternatives : les serviettes hygiéniques lavables et les culottes menstruelles. En plus d’être nettement plus écologiques que les jetables, ces protections lavables limitent les allergies et les irritations aux serviettes périodiques.

Les serviettes lavables se positionnent dans la culotte de la même manière qu’une serviette jetable et se fixe à l’aide d’un bouton pression. Les culottes menstruelles s’utilisent simplement comme des culottes.

Combien en avoir ?

Le nombre de serviettes hygiéniques lavables ou culottes menstruelles va dépendre de votre flux. Les serviettes lavables et culottes menstru’ ont le même niveau d’absorption que les serviettes jetables. Donc si vous aviez besoin 3 serviettes jetables par jour, il vous faudra 3 serviettes lavables pour une journée. Le nombre de serviettes lavables qu’il vous faut dépend également de la fréquence à laquelle vous faites des machines et de la durée de votre cycle menstruel. Pour être large, il est conseillé d’avoir pour au moins 3 jours. En moyenne, il vous faudra au moins 3 serviettes x 3 jours = 9 serviettes.

Lavage et entretien

Il y a plusieurs conseil de lavage et entretien selon le site sur lequel vous achèterez vos protections lavables. Ici je vous parle simplement de mon expérience, avec mes protections (serviettes lavables) et mon ressenti personnel : je ne craint pas la vue du sang et les mains dans le « sale ». Mais il y a plusieurs manière d’entretenir ces protections lavables.

Je rince donc simplement à l’eau froide, je frotte un peu la serviette sur elle même et je stock à l’abri des regards dans un filet de lavage sur 2/3 jours, puis je met tout à laver avec le linge classique, lavage quotidien 30 ou 40°C avec ma lessive habituelle (oui celle que je fait avec la cendre.). Elles se lavent bien et restent en bon état, une petite décoloration du tissus au centre de la serviette mais bon ça ne me gène pas spécialement. Il m’arrive aussi régulièrement de les laver directement à la main, eau froide + savon de Marseille ( le vrai, sans glycérine). Ensuite, ce n’est pas vraiment conseillé, mais je met parfois les miennes au sèche linge et elle le vivent bien. Une fois de temps en temps on peu faire un décrassage, un peu comme avec les couches lavables pour bébés, en les faisant tremper dans de l’eau chaude avec du percarbonate, du bicarbonnate et un peu de vianigre blanc ( attention ça mousse)

Je n’ai pas de culotte menstruelle mais je pense que si j’en avait je procèderait de la même manière.

Quelques sites pour se procurer Cup et/ou Serviettes hygiéniques lavables et/ou culottes menstruelles

Comme pour tout, vous en trouverez de différents prix avec des différentes qualités et surtout provenant de pays différents… Pour ma part, j’avais acheté mes 1ieres serviettes hygiéniques lavables à bas prix sur Amazon, (Aliexpress et Wish n’existaient pas encore !), pour tester car je n’étais pas sure de moi à l’époque et je ne voulais pas y mettre trop d’argent avec le risque de ne pas m’en servir. J’ai étais convaincu, elles sont très bien, se nettoient hypra facilement, tiennent bien dans la culotte, absorbent bien, ne sont pas gênantes. Leur seul et unique défaut est de venir depuis l’autre bout de la planète (made in china bien entendu).

Les suivantes je les ai achetées à une couturière française. Elles n’ont pas la même forme, sont très jolie, elles se nettoient un peu moins facilement mais ça le fait quand même. La couleur de la parti absorbante à rapidement décolorée, ce qui ma un peu déçu mais bon c’est vraiment une question d’esthétique. A coté de ça elles sont très bien, tiennent bien en place, absorbent bien et surtout sont made in france : https://www.coudscoudslily.fr/. Des créatrices comme ça, il y en a des dizaines. On les trouve facilement dans les fichiers de groupe zéro déchet sur Facebook. On trouve même de nouveaux modèles basés sur le principe des couches pour bébé : avec un insert à mettre dans la serviette ou a clipper sur une serviette « nacelle » qui permet de ne laver que l’insert.

Il existe des sites plus connu : https://hannahpad.fr/, https://dansmaculotte.com/fr/, https://www.plim.fr/fr/

Et a priori on en trouve maintenant facilement dans les magasins bio.

Les culottes menstruelles se trouve la plupart du temps chez les même vendeurs que les serviettes hygiéniques jetables, de même que les cup.

(Attention au dropshipping sur internet…ne vous faites pas avoir 😉 )

Pour finir, un mot pour les couturières : on peut aussi fabriquer soit même ses propres serviettes : un tuto en suivant ce lien.

Voila, je pense vous avoir parlé de l’essentiel à ce sujet. Si vous avez des questions, des réactions, des compléments d’informations, ou même si vous vendez des protections hygiéniques lavables ( sauf Dropshipping), n’hésitez pas à laisser un commentaire 😉

Source : ici et la et la , et puis mon expériences et d’autres infos glanées à droite à gauche.

Un commentaire sur « Protection hygiénique 0 déchet. »

Laisser un commentaire